Lever les yeux vers les étoiles

vitrailstraseur

 

 

 

 

 

Les douze étoiles de cet emblème ne signifient pas que l’Europe édifiera le paradis sur terre. Ces douze étoiles signifient que l’on pourrait vivre mieux sur terre si l’on osait, de temps en temps, lever les yeux vers les étoiles.

 

(Vaclav Havel – discours prononcé à Strasbourg en 1990 pour l’inauguration du vitrail)

 

Se changer soi-même

AVT2_Ricard_6680« Se changer soi-même pour mieux changer le monde, c’est se libérer des toxines mentales que sont la haine, l’avidité, la jalousie, l’orgueil et l’esprit de vengeance qui empoisonnent notre existence et celle des autres. »

Matthieu Ricard (en français), Se changer, changer le monde, 2013

Savoir souffrir

Si parfois quelque douleur intime, quelque doute cuisant, quelque peine intense vous désespère et vous abat, il est un moyen infaillible pour regagner le calme et la paix.

Dans les profondeurs de notre être brille une lumière dont seule la pureté égale l’éclat, une lumière, parcelle vivante et consciente d’une divinité universelle, animant, réchauffant, éclairant la matière, guide puissant et infaillible pour ceux qui veulent écouter sa loi, aide plein de réconfort et de tendre indulgence pour ceux qui aspirent à le voir, l’entendre et lui obéir. Aucune aspiration sincère et durable ne peut être vaine vers lui ; aucune confiance respectueuse et forte ne peut être déçue ; aucune attente n’est trompée.

Mon coeur a souffert et gémi, prêt à se rompre sous la douleur trop lourde, prêt à sombrer sous la peine trop forte… Mais je t’ai appelé, divin consolateur, j’ai prié ardemment vers toi, et la splendeur de ta lumière éclatante m’est apparue et m’a revivifiée.

Tandis que les rayons de ta gloire pénétraient, éclairaient tout mon être, j’ai perçu nettement le chemin à suivre, l’utilité à tirer de la souffrance ; j’ai compris combien la douleur qui m’étreignait était un pâle reflet de la douleur terrestre, abîme de souffrances et d’angoisses.

Seuls ceux qui ont souffert peuvent comprendre la souffrance des autres, la comprendre, communier avec elle et la soulager. Et j’ai compris, divin consolateur, Holocauste sublime, que pour pouvoir nous soutenir dans toutes nos peines, nous apaiser dans toutes nos angoisses, il faut que tu aies connu, ressenti toutes les souffrances de la terre et de l’homme, toutes sans exception.

Comment se fait-il que parmi ceux qui se disent tes adorateurs, il s’en trouve qui te regardent comme un bourreau cruel, assistant en juge inexorable à des tourments tolérés par toi, sinon créés de ta propre volonté.

Non, j’entrevois maintenant que ces souffrances proviennent de l’imperfection même de la matière, inapte à te manifester dans son désordre et sa grossièreté ; et tout le premier tu en souffres et tu en gémis, tu luttes et tu peines dans ton ardent désir de transformer le désordre en ordre, la souffrance en bonheur, le désaccord en harmonie.

La souffrance n’est point une chose obligatoire, ni même désirable, mais lorsqu’elle vient vers nous, comme elle peut être utile !

Chaque fois que l’on sent son coeur se briser, une porte plus profonde s’ouvre en soi, découvrant des horizons nouveaux et toujours plus riches en trésors cachés, qui viennent de leur influx doré redonner une nouvelle et plus intense vie à l’organisme prêt à s’anéantir.

Et quand, par ces descentes successives, on atteint le voile qui te découvre en se levant, ô Seigneur, qui peut dire l’intensité de Vie pénétrant tout l’être, l’éclat de la Lumière qui l’inonde, la sublimité de l’Amour qui le transforme à jamais.

Mère, 1910 – « Paroles d’Autrefois »

 

Le secret vers lequel conduit la douleur

Par la douleur et le chagrin, la Nature rappelle à l’âme que les plaisirs dont elle jouit sont seulement un faible reflet de la joie réelle de l’existence. Chaque souffrance, chaque torture de notre être contient le secret d’une flamme d’extase devant laquelle nos plus grandes jouissances sont comme des lueurs vacillantes. C’est le secret qui fait l’attraction de l’âme pour les grandes épreuves, pour les souffrances et les expériences terribles de la vie, alors même que notre mental nerveux les abomine; »

(Sri Aurobindo, ‘Aperçus et Pensées)

Vous êtes des fils de la lumière

Vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.
Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 5,6.

Savoir souffrir

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Si parfois quelque douleur intime, quelque doute cuisant, quelque peine intense vous désespère et vous abat, il est un moyen infaillible pour regagner le calme et la paix.

Dans les profondeurs de notre être brille une lumière dont seule la pureté égale l’éclat, une lumière, parcelle vivante et consciente d’une divinité universelle, animant, réchauffant, éclairant la matière, guide puissant et infaillible pour ceux qui veulent écouter sa loi, aide plein de réconfort et de tendre indulgence pour ceux qui aspirent à le voir, l’entendre et lui obéir. Aucune aspiration sincère et durable ne peut être vaine vers lui ; aucune confiance respectueuse et forte ne peut être déçue ; aucune attente n’est trompée.

Mon coeur a souffert et gémi, prêt à se rompre sous la douleur trop lourde, prêt à sombrer sous la peine trop forte… Mais je t’ai appelé, divin consolateur, j’ai prié ardemment vers toi, et la splendeur de ta lumière éclatante m’est apparue et m’a revivifiée.

Tandis que les rayons de ta gloire pénétraient, éclairaient tout mon être, j’ai perçu nettement le chemin à suivre, l’utilité à tirer de la souffrance ; j’ai compris combien la douleur qui m’étreignait était un pâle reflet de la douleur terrestre, abîme de souffrances et d’angoisses.

Seuls ceux qui ont souffert peuvent comprendre la souffrance des autres, la comprendre, communier avec elle et la soulager. Et j’ai compris, divin consolateur, Holocauste sublime, que pour pouvoir nous soutenir dans toutes nos peines, nous apaiser dans toutes nos angoisses, il faut que tu aies connu, ressenti toutes les souffrances de la terre et de l’homme, toutes sans exception.

Comment se fait-il que parmi ceux qui se disent tes adorateurs, il s’en trouve qui te regardent comme un bourreau cruel, assistant en juge inexorable à des tourments tolérés par toi, sinon créés de ta propre volonté.

Non, j’entrevois maintenant que ces souffrances proviennent de l’imperfection même de la matière, inapte à te manifester dans son désordre et sa grossièreté ; et tout le premier tu en souffres et tu en gémis, tu luttes et tu peines dans ton ardent désir de transformer le désordre en ordre, la souffrance en bonheur, le désaccord en harmonie.

La souffrance n’est point une chose obligatoire, ni même désirable, mais lorsqu’elle vient vers nous, comme elle peut être utile !

Chaque fois que l’on sent son coeur se briser, une porte plus profonde s’ouvre en soi, découvrant des horizons nouveaux et toujours plus riches en trésors cachés, qui viennent de leur influx doré redonner une nouvelle et plus intense vie à l’organisme prêt à s’anéantir.

Et quand, par ces descentes successives, on atteint le voile qui te découvre en se levant, ô Seigneur, qui peut dire l’intensité de Vie pénétrant tout l’être, l’éclat de la Lumière qui l’inonde, la sublimité de l’Amour qui le transforme à jamais.

Mère, 1910 – « Paroles d’Autrefois »

 

Le secret vers lequel conduit la douleur.

 « Par la douleur et le chagrin, la Nature rappelle à l’âme que les plaisirs dont elle jouit sont seulement un faible reflet de la joie réelle de l’existence. Chaque souffrance, chaque torture de notre être contient le secret d’une flamme d’extase devant laquelle nos plus grandes jouissances sont comme des lueurs vacillantes. C’est le secret qui fait l’attraction de l’âme pour les grandes épreuves, pour les souffrances et les expériences terribles de la vie, alors même que notre mental nerveux les abomine »

 

(Sri Aurobindo, Aperçus et Pensées)

Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien

Quand je parlerai les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je ne suis qu’un airain qui raisonne ou une cymbale qui retentit.
Et quand j’aurai le don des prophéties, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurai même toute la foi jusqu’à transporter les montagnes,

Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.

L’amour est patient,
 » Il est plein de bonté.
L’amour n’est point envieux
L’amour ne se vante point,
Il ne s’enfle pas d’orgueil.
Il ne fait rien de malhonnête,
Il ne cherche point son intérêt,
Il ne s’irrite point,
Il ne soupçonne point le mal.
Il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité.
Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.

L’amour ne périt jamais.
Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra.
Car nous connaissons en partie et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra.
Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Lorsque je suis devenu adulte, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant.
Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu.
Maintenant ces trois choses demeures : la foi, l’espérance et l’amour.

Mais la plus grande de ces choses c’est l’amour ».

Saint Paul (1ère lettre aux Corinthiens, 13 1-8)