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Comme le Père m’a aimé, moi aussi Je vous ai aimé

« Voici que je me tiens à la porte et que je frappe. porteC’est vrai ! Je me tiens à la porte de ton cœur, jour et nuit. Même quand tu ne m’écoutes pas, même quand tu doutes que ce puisse être Moi, c’est Moi qui suis là. J’attends le moindre petit signe de réponse de ta part, le plus léger murmure d’invitation, qui me permettra d’entrer chez toi.
Je veux que tu saches que chaque fois que tu m’inviteras, je vais réellement venir. Je serai toujours là, sans faute. Silencieux et invisible, je viens, mais avec l’infini pouvoir de mon amour.

Je viens avec ma miséricorde, avec mon désir de te pardonner, de te guérir, avec tout l’amour que j’ai pour toi ; Un amour au-delà de toute compréhension, un amour où chaque battement du cœur est celui que j’ai reçu du Père même. Comme le Père m’a aimé, moi aussi Je vous ai aimé.
Je viens, assoiffé de te consoler, de te donner ma force, de te relever, de t’unir à moi, dans toutes mes blessures.
Je vais t’apporter ma lumière. Je viens écarter les ténèbres et les doutes de ton cœur.
Je viens avec mon pouvoir capable de te porter toi-même et de porter tous tes fardeaux.
Je viens avec ma grâce pour toucher ton cœur et transformer ta vie.
Je viens avec ma paix, qui va apporter le calme et la sérénité à ton âme.

Je connais tout de toi. Même les cheveux de ta tête, je les ai tous comptés. Rien de ta vie n’est sans importance à mes yeux. Je connais chacun de tes problèmes, de tes besoins, de tes soucis. Oui, je connais tous tes péchés, mais je te le redis une fois encore : Je t’aime, non pas pour ce que tu as fait, non pas pour ce que tu n’as pas fait.

Je t’aime pour toi même, pour la beauté et la dignité que mon Père t’a données en te créant à son image et à sa ressemblance. C’est une dignité que tu as peut-être souvent oubliée, une beauté que tu as souvent ternie par le péché, mais je t’aime tel que tu es.

Ainsi soit-il. »

Térésa de Calcutta (1910-1997)

Cœurs de feu

COEUR-EN-FEUVous avez entendu les lectures (ndrl : du jour). Elles ne sont pas amusantes. Elles ne sont même pas gentilles. Elles sont radicales. On a tellement l’habitude de penser que Jésus était bon et doux et compatissant, qu’on en est tout surpris. Oui, Jésus peut hausser le ton. Parce que si sa parole est douce, habituellement, son cœur, lui, est brûlant.

Et c’est là le secret :
Être chrétien, ce n’est pas seulement être gentil et compatissant. Entendons-nous : j’aime la gentillesse ; la gentillesse est très nécessaire ; je vous encourage à être gentils. Mais être chrétien, ce n’est pas seulement cela.
Être chrétien, ce n’est pas seulement être ouvert et accueillant, tourné vers les autres, respectueux de chacun. Tout cela est très bien, et nous devons sans cesse y travailler. Mais être chrétien, ce n’est pas seulement cela.
Être chrétien, être vraiment chrétien, c’est ne pas supporter l’injustice et détester notre propre lâcheté, c’est être ému de la souffrance et de l’amour des autres, c’est être remué par un gamin dans la rue ou par le cri d’une mère, c’est n’être jamais content de ce qu’on a fait et dit, c’est râler et espérer et attendre et s’impatienter et recommencer et prier ; c’est taper du poing sur la table et prendre l’épaule d’un ami ; c’est parler à Dieu face à face et sans peur ; enfin c’est avoir un cœur de feu.
Voilà. Être chrétien, c’est là que ça se décide. Dans le cœur.

Vous savez peut-être que, dans ma vie de prêtre, je passe beaucoup de temps parmi les jeunes. Je n’y ai aucun mérite : j’aime les jeunes.
Et d’entre eux, je crois que je préfère les révoltés. Les grandes gueules, les jamais contents, ceux qui me coupent la parole. Ceux qui ont comme un feu en eux-mêmes.
Jésus aussi préférait les révoltés et les têtes de bois. Ses disciples, ses amis ne sont pas du genre mouton. Simon le Zélote, Matthieu le publicain, Pierre qui tire son épée, Marie-Madeleine qui veut de l’amour, et vite, et pour toujours : des cœurs de feu. Jésus s’est fâché contre eux et il a pleuré à cause d’eux, mais c’est bien eux qu’il a choisis.
Parce qu’il n’a pas choisi des savants, ni des sages, ni des prévoyants, ni des consensuels, mais des cœurs de feu. Des cœurs qui brûlent d’espoir et d’impatience, qui s’embrasent d’amour ou d’amitié, qui ne s’éteignent jamais.

Et tel est le secret que je voudrais vous confier. Ne laissez jamais votre cœur s’éteindre. Le Seigneur aime les cœurs de feu. Il a choisi des prophètes notoirement indisciplinés et des apôtres au caractère de porc-épic, parce que ces hommes et ces femmes avaient d’abord le cœur qui brûlait. Qu’ils fussent doués pour les discours ou pour l’action charitable ou pour l’interprétation de la Parole était un problème annexe. Ce qui comptait, c’était qu’ils eussent un cœur de feu.

Homélie du Frère Yves Combeau à Nogent, le 27/09/2015

La vie intérieure est une chose primordiale

 

« Son cœur est loin de moi »
 

vie-intérieureLa vie intérieure est une chose primordiale… La vie active est la conséquence de la vie intérieure et n’a de valeur que si elle en dépend. On voudrait tout faire le mieux possible, avec perfection. Mais si ce n’est pas relié à la vie intérieure, cela ne sert de rien. Toute la valeur de notre vie et de notre activité relève de la vie intérieure, la vie de l’amour de Dieu et de la Vierge Marie, l’Immaculée, pas de théories ni de douceurs, mais la pratique d’un amour qui consiste dans l’union de notre volonté à la volonté de l’Immaculée.

Avant tout et par-dessus tout, nous devons approfondir cette vie intérieure. S’il s’agit vraiment de la vie spirituelle, les moyens surnaturels sont nécessaires. La prière, la prière et seulement la prière est nécessaire pour entretenir la vie intérieure et son épanouissement ; le recueillement intérieur est nécessaire.

Ne soyons pas inquiets pour des choses sans nécessité, mais doucement et dans la paix, essayons de garder le recueillement de l’esprit et d’être prêts à la grâce de Dieu. Voilà pourquoi le silence nous aide.

Saint Maximilien Kolbe (1894-1941), franciscain, martyr
Entretiens spirituels inédits (trad. Eds. Lethielleux)

L’Offrande du coeur

L’idéal courtoisOffrande-du-coeur2

 

Les valeurs chevaleresques exercent une forte influence sur l’esprit et l’art de cour sous Charles VI. La figure du chevalier idéal, présente dans des créations littéraires (Lancelot, la Queste du Graal), pénètre les arts visuels sous l’incarnation des Preux et des Preuses. Ces héros représentent des aïeux glorieux et apparaissent dans les tapisseries (Charles VI possède deux séries de Preux et de Preuses) ainsi que dans le décor sculpté des palais princiers (chez Jean de Berry, Louis d’Orléans). Complémentaire de cette image idéale du chevalier guerrier est celle du chevalier galant, sensible aux prouesses amoureuses. Des concours de poésie sont organisés à la cour et les scènes d’amour sont fréquemment représentées dans les œuvres d’art (ex : la tapisserie de l’Offrande du cœur).

L’offrande du cœur.
Paris, vers 1400-1410.
Tapisserie, laine et soie.
Paris, musée du Louvre,
département des Objets d’art, OA 3131.
© RMN

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