Mon âme a soif de toi

 

Dieu, tu es mon Dieu,
je te cherche dès l’aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,

terre aride, altérée, sans eau.
Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :

tu seras la louange de mes lèvres !
Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;

la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.
Dans la nuit, je me souviens de toi et je reste des heures à te parler.
Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.

Psaume 63(62),2.3-4.5-6.7-8.

La Sagesse

 
La Sagesse est resplendissante, elle ne se flétrit pas. Elle se laisse aisément contempler par ceux qui l’aiment, elle se laisse trouver par ceux qui la cherchent.
Elle devance leurs désirs en se faisant connaître la première.
Celui qui la cherche dès l’aurore ne se fatiguera pas : il la trouvera assise à sa porte.
Penser à elle est la perfection du discernement, et celui qui veille à cause d’elle sera bientôt délivré du souci.
Elle va et vient à la recherche de ceux qui sont dignes d’elle ; au détour des sentiers, elle leur apparaît avec un visage souriant ; dans chacune de leurs pensées, elle vient à leur rencontre.

Livre de la Sagesse 6,12-16.

Ils sont semblables aux anges

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« Les enfants de ce monde prennent femme et mari.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari,
car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. »

Luc 20, 34-36

« Jésus dit que les fils de ce monde se marient, mais ceux qui sont jugés dignes de la vie future et de la résurrection des morts ne prendront ni femme, ni mari. Avec ces paroles, Jésus veut expliquer que dans ce monde, nous vivons de réalités provisoires qui terminent, qui s’achèvent. En revanche, dans l’au-delà, après la résurrection, nous n’aurons plus la mort comme horizon, et nous vivrons tout, même les liens humains dans la dimension de Dieu, dans une forme transfigurée. Même le mariage, signe et instrument de Dieu dans ce monde, brillera transformé en lumière pleine, dans la communion glorieuse des saints au paradis.

Les fils du ciel et de la résurrection ne sont pas quelques privilégiés. Ils sont tous les hommes et toutes les femmes puisque le salut porté par Jésus est pour chacun d’entre nous. Et la vie des ressuscités sera semblable à celle des anges, c’est à dire immergée dans la lumière de Dieu, dédiée à sa gloire, dans une éternité pleine de joie et de paix.

Mais attention, la résurrection n’est pas seulement le fait de renaître, ressusciter après la mort, mais c’est une nouvelle sorte de vie que nous expérimentons déjà aujourd’hui. C’est la victoire sur le néant que nous pouvons déjà goûter d’avance.

La résurrection est le fondement de la foi et l’espérance chrétienne.

S’il n’y avait pas la référence au paradis, le christianisme se réduirait à une éthique, à une philosophie de vie. En revanche, le message de la foi chrétienne vient du ciel, et est révélé par Dieu, et va au-delà de ce monde.

Croire en la résurrection est essentiel, afin que tous nos actes d’amour chrétien ne soient pas éphémères, mais qu’ils deviennent une semence destinée à pousser, à éclore dans le jardin de Dieu, et produire des fruits de vie éternelle.

Que le vierge Marie, reine du ciel et de la terre nous confirme dans l’espérance de la résurrection et nous aide à faire fructifier dans de bonne œuvres la parole de son fils semée dans nos cœurs. »

Angélus pape François 6/11/2016

Zachée et la nostalgie du Bien

zachee_theme_imageJésus va chez ce pécheur; chez cet homme qui exploite le peuple. Mais Jésus guidé par la miséricorde, c’est justement lui (Zachée) qu’il cherchait. Et lorsqu’il rentre chez Zachée il dit : « aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. »

En effet, le fils de l’homme est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Le regard de Jésus va au-delà des péchés et des préjugés.
Cela est important, nous devons l’apprendre. Le regard de Jésus va au-delà des péchés et des préjugés. Il voit la personne avec les yeux de Dieu qui ne s’arrête pas au mal passé mais qui aperçoit le bien futur.
Jésus ne se résigne pas aux fermetures, mais il ouvre toujours de nouveaux espaces de vie.
Il ne s’arrête pas aux apparences, mais regarde le coeur. Et là il a regardé le coeur blessé de cet homme blessé par le péché, blessé par la cupidité, tellement de choses mauvaises que cet homme avait fait. Il regarde ce coeur blessé et c’est là qu’il va.

Parfois nous essayons de corriger, de convertir un pécheur, en lui faisant des reproches, en lui rappelant ses fautes et son comportement injuste. L’attitude de Jésus avec Zachée nous montre un autre chemin. Celui de montrer à celui qui se trompe sa valeur. Cette valeur que Dieu continue à voir malgré tout, malgré toutes les fautes, tous les péchés. Cela peut provoquer une surprise positive qui attendrit le coeur et qui pousse la personne à faire sortir tout ce qu’il y a de bon en lui.
C’est donner confiance aux personnes qui les fait grandir et changer.

C’est comme ça que Dieu se comporte avec nous tous. Il n’est pas bloqué par notre péché, mais il le dépasse avec l’amour, et il nous fait sentir la nostalgie du bien. Et nous tous, nous avons ressenti cette nostalgie du bien après avoir commis une faute. C’est comme cela qu’il fait notre père, Dieu, c’est comme cela qu’il fait, Jésus.

Il n’y a pas de personne qui n’a pas quelque chose de bon. Et c’est cela que Dieu regarde pour le faire sortir du mal.

Que la Vierge Marie nous aide à voir le bon qu’il y a dans les personnes que nous rencontrons chaque jour, afin que tous soient encouragés à faire ressurgir l’image de Dieu gravée dans leur coeur. Et comme cela nous pouvons nous réjouir des surprises de la miséricorde de Dieu. Notre Dieu, le Dieu des surprises.

Angelus du pape François 30/10/2016

Mène le bon combat, celui de la foi

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Toi, homme de Dieu, recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur.
Mène le bon combat, celui de la foi, empare-toi de la vie éternelle !
Première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 6,11-12

 

La Sagesse en l’origine

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Écoutez ce que déclare la sagesse de Dieu :

« Le Seigneur m’a faite pour lui, principe de son action, première de ses œuvres, depuis toujours.
Avant les siècles j’ai été formée, dès le commencement, avant l’apparition de la terre.
Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée, quand n’étaient pas les sources jaillissantes.
Avant que les montagnes ne soient fixées, avant les collines, je fus enfantée,
avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace, les éléments primitifs du monde.
Quand il établissait les cieux, j’étais là, quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme,
qu’il amassait les nuages dans les hauteurs et maîtrisait les sources de l’abîme,
quand il imposait à la mer ses limites, si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre, quand il établissait les fondements de la terre.
Et moi, je grandissais à ses côtés. Je faisais ses délices jour après jour, jouant devant lui à tout moment,
jouant dans l’univers, sur sa terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes. »

Livre des Proverbes 8,22-31.

En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des lunes!


Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice,
qu’il fasse droit aux malheureux !

En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu’à la fin des lunes !
Qu’il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !

Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents.
Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.
Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront.

Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.

Psaume 72(71),1-2.7-8.10-11.12-13.

Un enfant nous est né, un fils nous est donné. Eternelle puissance.

13_L_Adoration_Guerrit_Honthorstb_Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière.
Sur les habitants du pays de la mort, une lumière a resplendi.
Tu as multiplié leur allégresse, tu as fait éclater leur joie.
Ils se réjouissent devant toi comme on se réjouit à la moisson,
comme on jubile au partage du butin.
Car le joug qui pesait sur lui, la barre sur ses épaules,
le bâton de son oppresseur, tu les brisas comme au jour de Madian.
Car tout vêtement de combat, tout manteau dans le sang
seront brûlés dévorés, par le feu.
Car un enfant nous est né, un fils nous est donné. Il a reçu l’empire sur ses épaules.
on proclame son nom : Conseiller merveilleux, Héros divin, Père éternel, Prince de la Paix
Livre d’Isaïe 9, 1-6