
Il faut qu’un berger qui veut paรฎtre
Les chers agneaux d’Emmanuel,
Apprenne avant tout ร connaรฎtre
Les vรฉritรฉs qui sont du ciel.
Dรฉjร c’est un profond mystรจre
Que les sages, les entendus,
N’aient point de part dans cette affaire :
Ils sont renvoyรฉs confondus.
Pour en avoir la connaissance
Il faut รชtre des plus petits,
Laisser lร toute autre science,
Devenir de simples brebis.
C’est prรจs d’un tel pasteur fidรจle
Qu’une รขme, en sa perplexitรฉ,
Trouve des conseils pleins de zรจle,
Pour sortir de calamitรฉ.
Heureux bergers ! brebis heureuses !
Qui, ne craignant aucun danger,
Suivez les traces lumineuses
De votre souverain berger !
John Bunyam