
Entre tous mes tourments entre la mort et moi
Entre mon dรฉsespoir et la raison de vivre
Il y a l’injustice et ce malheur des hommes
Que je ne peux admettre il y a ma colรจre
Il y a les maquis couleur de sang d’Espagne
Il y a les maquis couleur du ciel de Grรจce
Le pain le sang le ciel et le droit ร l’espoir
Pour tous les innocents qui haรฏssent le mal
La lumiรจre toujours est tout prรจs de s’รฉteindre
La vie toujours s’apprรชte ร devenir fumier
Mais le printemps renaรฎt qui n’en a pas fini
Un bourgeon sort du noir et la chaleur s’installe
Et la chaleur aura raison des รฉgoรฏstes
Leurs sens atrophiรฉs n’y rรฉsisteront pas
J’entends le feu parler en riant de tiรฉdeur
J’entends un homme dire qu’il n’a pas souffert
Toi qui fus de ma chair la conscience sensible
Toi que j’aime ร jamais toi qui m’as inventรฉ
Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure
Tu chantais en rรชvant le bonheur sur la terre
Tu rรชvais d’รชtre libre et je te continue.
Paul รluard