Salvator Mundi

Léonard de Vinci

Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde.
1 Jean 4:14

L’ange gardien

Toute souffrance endurée,
Toute parole prononcée,
Tout souhait et toute peur,
Toute joie ressentie,
Mon ange les partage avec moi.

Que ta douce chaleur,
Ô Ange, se remplisse toujours plus
D’une force nouvelle
Issue du Christ qui Lui-même
Va de par le monde en tant qu’Ange

Adam Bittleston
Prières pour notre temps
Editions Iona

L’amour véritable

L’amour véritable et parfait se mesure à la grande espérance et à la confiance que l’on a en Dieu, car aucune chose ne mesure mieux l’amour accompli que la fidèle confiance. La fidèle confiance révèle combien une personne aime l’autre ; et toute la fidèle confiance que l’on ose avoir en Dieu, on la trouve vraiment en lui, et mille fois davantage. De même qu’un homme ne peut jamais trop aimer Dieu, jamais un homme ne pourrait avoir trop de fidèle confiance envers Dieu. Tout ce que l’on peut faire par ailleurs n’est pas aussi avantageux que la grande fidèle confiance envers Dieu. Avec tous ceux qui ont eu grandement confiance en lui, il n’a jamais manqué d’accomplir de grandes choses. Chez tous ceux-là, il a bien montré que cette fidèle confiance a l’amour pour origine, car l’amour n’a pas seulement fidèle confiance, il a aussi un vrai savoir et une certitude exempte de doute.

Maître Eckart

Conseils spirituels

Mon âme a soif de toi

 

Dieu, tu es mon Dieu,
je te cherche dès l’aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,

terre aride, altérée, sans eau.
Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :

tu seras la louange de mes lèvres !
Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;

la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.
Dans la nuit, je me souviens de toi et je reste des heures à te parler.
Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.

Psaume 63(62),2.3-4.5-6.7-8.

La Sagesse

 
La Sagesse est resplendissante, elle ne se flétrit pas. Elle se laisse aisément contempler par ceux qui l’aiment, elle se laisse trouver par ceux qui la cherchent.
Elle devance leurs désirs en se faisant connaître la première.
Celui qui la cherche dès l’aurore ne se fatiguera pas : il la trouvera assise à sa porte.
Penser à elle est la perfection du discernement, et celui qui veille à cause d’elle sera bientôt délivré du souci.
Elle va et vient à la recherche de ceux qui sont dignes d’elle ; au détour des sentiers, elle leur apparaît avec un visage souriant ; dans chacune de leurs pensées, elle vient à leur rencontre.

Livre de la Sagesse 6,12-16.

Altruisme

« Nous ne sommes pas chargés d’alourdir la marche des autres, mais de les accompagner avec d’autant plus de bienveillance, de patience et de délicatesse que la route se fait dure pour eux ».

Homélie Mgr Georges Pontier le 5 novembre 2017 à Lourdes

Viens, montre-Toi à moi

Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon cœur.
Je Te connaîtrai comme Tu me connais.
Je Te verrai, Lumière de mes yeux.
Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon coeur.
Je Te trouverai enfin, ô mon Dieu,
je Te retiendrai, Toi que je désire.
Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon coeur.
Illumine mes yeux, ô Lumière divine,
que je ne voie plus les vanités…
Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon coeur.
Donne-moi un cœur qui pense à Toi,
une intelligence qui Te comprenne…
Viens, montre-Toi à moi, je Te verrai, Toi, la Joie de mon coeur.

Approche-toi de Lui, et sois illuminé !
Fais-moi venir à Toi, ô Christ,
Toi sans qui personne ne va au Père.
Approche-toi de Lui, et sois illuminé !
Je veux être toujours auprès de Toi,
que ta Lumière chasse mes ténèbres !
Approche-toi de Lui, et sois illuminé !
Tu T’es montré à tes disciples ;
viens convaincre l’incrédule que je suis.
Approche-toi de Lui, et sois illuminé !

Saint-Augustin (354-430)

De la Vérité

Qu’est-ce que la vérité ?


La vérité, dit l’homme intelligent, c’est la plus grande somme de notions exactes sur le plus grand nombre possible de choses.
La vérité, dit le matérialiste, c’est ce que les choses sont, en dehors de toute intervention ou arrangement de notre intelligence.
La vérité, dit le savant, c’est la conformité de nos formules,systèmes et mesures, avec les lois de la nature telles que l’expérience nous les enseigne.
La vérité, dit l’idéaliste, c’est la cohérence de nos pensées et leur conformité avec la loi de la pensée, car toutes les « choses » se présentent à notre pensée comme des images, c’est-à-dire des pensées, et tout report à un extérieur est absurde et illusoire.
La vérité, dit le mystique, c’est le mystère, et le mystère, c’est ce qu’on ne peut pas dire.
La vérité, dit le croyant, c’est Dieu, et Dieu seul connaît Dieu.
La vérité, dit le démocrate totalitaire, c’est l’opinion du plus grand nombre; et la vraie politique, c’est de faire en sorte que le plus grand nombre opine pour ce qui convient.
La vérité, dit le sophiste , c’est ce qui se démontre avec éclat, et je peux démontrer avec le même éclat le pour et le contre, ce qui démontre que la vérité, c’est l’éclat de monintelligence.
La vérité, dit le sceptique, c’est que personne ne sait la vérité. (…)

Lanza del Vasto

Le Dieu que je vénère

 » Le Dieu que je vénère ne déclenche ni pensées ni actions négatives. Il éclaire, il apaise, il produit de l’amour. Loin d’augmenter les fissures ou d’amplifier les divisions, il nous fait pénétrer dans l’unité et l’harmonie du Tout. Il nous remplit de reconnaissance, pas de jalousie. Il comble nos frustrations ou nous signale leur ridicule. Il nous agrandit au lieu de nous rapetisser, tout en nous ramenant à une humilité modeste. Ce Dieu-là n’exige pas qu’on tue mais qu’on aime et qu’on perpétue la vie. »

( L’homme qui voyait à travers les visages – Éric-Emmanuel Schmitt)